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02.01.2008
Humour au XIXème siècle
Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude ou j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
Romantique n'est-ce pas ???
Relisez-là maintenant, mais en ne lisant qu'une ligne sur deux...
Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude ou j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
Etonnant et bien drôle n'est-ce pas ?
Maintenant, voici la réponse d'Alfred de Musset:
Voulez-vous qu'un instant je change de visage?
Comme il est écrit dans le texte, cette fois-ci il faut lire le premier mot de chaque ligne
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage?
Vous avez capturé les sentiments d'un cour
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, des mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux
Bien à vous, Eric Jarrigeon.
Et George répondit:
Cette insigne faveur que votre cour réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme
... Vous avez trouvé le codage ???
C'est du grand art, et quelle belle correspondance amoureuse !!!
18:25 Publié dans Keskon s'marre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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