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28.01.2008

Un week end comme je les aime...

... où j’allie repos, folie, partage, amitiés, rires...

Vendredi soir: cinéma avec le film - Live ! – qui n’est pas terrible (même si je rentre facilement dans un film au cinéma et ne prends pas de recul par rapport au scénario). “Comment gagner un maximum d’audience avec une émission de télé-réalité ? Donner au spectateur de “l’immoral, du out-limit, du gore” soit ici une émission basée sur le jeu de la roulette-russe.” Une chose qui fait tout de même peur est de se dire qu’un jour on arrivera peut être à ça...
Après le film, un MacDo avant de partir pour le Bus des Femmes, où j’interviens en tant que bénévole prévention de Solsid !

1bbc352e2786eaf274042bab68c12b00.gifQu’est-ce que le Bus des Femmes ? une association qui vient en aide aux prostituées, faisant de la prévention de base en tournant la nuit avec un bus pour leur distribuer des présos et en leur apportant un peu de “réconfort” ponctuel pendant leur travail avec une boisson, une écoute. Il y a également une structure fixe leur offrant divers services comme des cours de français, d’informatique, des permanences juridique et médicale, des formations pour trouver du travail etc... C’est une association qui n’est pas dans le jugement, mais sur la réduction des risques liés à leur travail... En revanche, si elles veulent arrêter de se prostituer, l’association est là pour les aider, les accompagner dans ce chemin là.

Encore une fois, j’ai fini la ronde un peu bouleversée.
1) Il y a de plus en plus d’asiatiques qui arrivent sur le marché de la prostitution... dans le bus, avant on accueillait deux filles environ, vendredi il y en avait une dizaine ! Comme quoi, le réseau se développe encore...
2) Deux jeunes filles montent dans le Bus. Sur leurs réserves, limites agressives, elles restent assises à observer, écouter, pour chercher à savoir ce que nous “valions”, si nous étions dans le jugement ou non. Au cours de la discussion, au début très tendue, j’en viens à parler du VIH, que le seul moyen de s’en protéger est de mettre tout le temps des préservatifs. Elles me regardent, perplexes... elles mettent des capotes, car on leur a dit d’en mettre, mais sans vraiment savoir pourquoi, ne sachant pas vraiment ce qu’était le SIDA bien qu’elles en aient entendu parlé. Au fur et à mesure que je le leur expliquais, j’ai vu leur visage se décomposer, totalement apeurées par les risques qu’elles prenaient pour leur santé en se prostituant, ces risques dont elles n’avaient absolument pas conscience cinq minutes auparavant... Les ayant rassurer un minimum, elles sont reparties, la conscience un peu lourde mais le coeur plus léger car elles savaient qu’elles n’étaient pas “seules” et pouvaient compter sur certaines personnes. Ces filles, d’origine turque, venaient tout juste d’arriver à Paris où elles ont sans doute été prises en charge par un mac qui les a mises dans la rue, les faisant bosser douze heures par jour, totalement inexpérimentées du monde de la prostitution... Triste destin.

Samedi: journée cocooning, dans mon lit, à mater des films, à dormir, à lire... ça fait un bien fou ! Le soir, apéro avec ma coloc au Limé Rouge où on s’est vite retrouvées un peu saoules, bien qu’on n’ait pas bu grand chose (un mojito et la moitié d’une bouteille de rouge chacune) ! Bref, on a bien rigolé, surtout quand il a fallu monter nos 6 étages sans ascenceur ! 

Dimanche: journée Paint Ball dans le 77 pour l’anniversaire d’un ami. Réveil à 7h !!! (c’est pas humain de se lever à cette heure là un dimanche !). Nous étions plus d’une vingtaine à y aller. On arrive au Eastwood Paint Ball où il fait un froid de canard !!! pas de boutique pour se mettre au chaud, pas de machine à café pour se réchauffer les mains, juste des tables en bois pour poser ses affaires et un cabanon ouvert. La perspective d’une journée entière dans le froid n’est pas très réjouissante et fait limite peur ! Habillée avec une combi pour pas trop dégueulasser les fringues (mais blanche pour bien se faire repérer!), un masque pour éviter les balles au visage (surtout dans l’oeil au risque de le perdre), des gants car une balle sur des doigts gelés ça fait très mal, nous voilà séparés en deux équipes, et embarqués sur des chemins boueux pour nous affronter "comme à la guerre", sur des terrains aménagés. Scénarios qui changent au fur et à mesure des parties: un drapeau à ramener dans son camp, un président à protéger, un fort à prendre... Qu’est ce que c’est excitant !!! on se prend totalement au jeu, on sent l’adrénaline monter, l’appréhension de se faire tirer dessus et sortir de la partie ! C’est vraiment très très sympa, même si fatigant et marquant physiquement... Ce matin, je me réveille avec des douleurs aux cuisses comme rarement j’ai eues (à force de sauter partout, de ramper à même le sol, de s’accroupir derrière un tas de bois pour se cacher), et des bleus !!! partout sur les jambes (impact des balles reçues sur le corps). Bref, c’est une activité de bourrins :) je comprends mieux le responsable qui me disait que c’était rare de voir des filles y jouer... faut voir dans quel état on en ressort ! des bleus partout, les fringues dégueulasses pleines de boues ! et puis, il n’y a pas de pitié pour la gente féminine !!! le principe d’égalité des sexes est bien appliqué là !
Personnellement, j’ai bien tripé cette journée, et rejouerai au Paint Ball sans souci, malgré les séquelles physiques (surtout à 5 jours des vacances en bikini sur la plage).

AHHHHH quel bon week end !!! 

 

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